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Comment se forme le prix d’une action ?

Découvrez comment se forme le prix d’une action : offre, demande, carnet d’ordres, résultats de l’entreprise et liquidité, avec un exemple simple.

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Comment se forme le prix d’une action ?

Qu’est-ce qui détermine le prix d’une action ?

Le prix d’une action se forme lorsque des investisseurs acceptent de l’acheter et de la vendre à un même prix. Les ordres présents sur le marché, les informations sur l’entreprise et la facilité d’échanger le titre expliquent ses variations. Voici comment ces éléments agissent concrètement.



Comment se forme le cours d’une action ?

Une transaction exige un acheteur et un vendeur :

Pour qu’une action change de mains, un investisseur doit vouloir l’acheter et un autre accepter de la vendre. Les deux s’accordent sur un prix et une quantité : c’est une transaction. Le cours que l’on voit à l’écran correspond souvent au prix du dernier échange réalisé sur une place donnée, pendant la séance.

La formule « plus d’acheteurs que de vendeurs fait monter le cours » est commode, mais incomplète. Chaque action échangée a nécessairement un acheteur et un vendeur. Ce qui compte, c’est la quantité que chacun souhaite échanger à différents prix et l’empressement à accepter les prix disponibles. Certains ordres attendent une contrepartie ; d’autres viennent immédiatement acheter les actions proposées ou vendre aux acheteurs présents.

Le dernier prix échangé n’est pas une valeur fixe de l’entreprise :

Supposons qu’une action se soit échangée à 50 €. Le prochain investisseur n’est pas obligé de l’acheter ou de la vendre à 50 €. Si le vendeur le moins cher propose désormais 50,10 €, un nouvel acheteur peut accepter ce prix. Le dernier prix échangé devient alors 50,10 €. Une variation de cours apparaît donc.

Le carnet d’ordres met en relation acheteurs et vendeurs

Prix et quantités proposés de chaque côté :

Le carnet d’ordres rassemble, à un instant donné, des intentions d’achat et de vente pour une action cotée. Côté acheteurs, il indique combien de titres certains investisseurs sont prêts à acquérir et à quel prix maximal. Côté vendeurs, il indique combien de titres sont proposés et à quel prix minimal. La meilleure offre de vente est le prix le plus bas demandé par un vendeur ; le meilleur prix d’achat est le prix le plus élevé proposé par un acheteur. L’écart entre les deux est appelé écart achat-vente.

Un ordre peut s’exécuter lorsqu’il rencontre des ordres opposés compatibles. Les règles exactes dépendent de la place de négociation et du type d’ordre. Si cela vous intéresse, les places de marchés comme le NYSE et le NASDAQ propose plusieurs revus à ce sujet directement sur leurs site web.

Un exemple d’achat et de vente qui traversent plusieurs prix :

Dans un premier scénario, 40 actions sont proposées à 50,00 € et 20 autres à 50,10 €. Un ordre d’achat de 60 actions qui accepte ces prix prend les 40 premières à 50,00 €, puis les 20 suivantes à 50,10 €. Le dernier échange de cette série se fait à 50,10 €, même si l’acheteur n’a pas payé ce prix pour chacune des 60 actions. Son prix moyen, avant frais, est d’environ 50,03 €.

Dans un second scénario indépendant, des ordres d’achat portent sur 40 actions à 49,90 € et sur 20 actions à 49,80 €. Une vente de 60 actions qui accepte ces prix trouve d’abord une contrepartie pour 40 titres à 49,90 €, puis pour 20 à 49,80 €. Le dernier échange se fait à 49,80 €. Ces deux exemples isolent le mécanisme ; un carnet réel change continuellement, et tous les titres d’un ordre ne sont pas forcément exécutés.

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Illustration : un ordre de 60 actions rencontre successivement deux niveaux de prix. Le dernier prix échangé diffère du prix moyen payé ou reçu sur l’ensemble de l’ordre.


Pourquoi le prix d’une action monte-t-il ou baisse-t-il ?

Résultats, perspectives et attentes :

Les investisseurs réévaluent sans cesse ce qu’ils pensent des revenus, des bénéfices et des risques futurs d’une entreprise. Une publication de résultats, une nouvelle stratégie ou un changement de direction peut modifier leurs attentes. Si davantage d’acheteurs sont prêts à payer des prix plus élevés que ceux proposés auparavant, les échanges peuvent se faire à des niveaux supérieurs. À l’inverse, des vendeurs qui acceptent des prix plus bas peuvent entraîner une baisse.

Une « bonne nouvelle » ne produit pourtant pas automatiquement une hausse. Si le marché anticipait des résultats encore meilleurs, une publication pourtant positive peut décevoir. Le cours réagit souvent à l’écart entre une information nouvelle et ce qui semblait déjà attendu, ainsi qu’à la manière dont les investisseurs jugent ses conséquences futures.

Nouvelles économiques et comportement des investisseurs :

Les taux d’intérêt, l’activité économique, la réglementation ou les nouvelles du secteur modifient aussi la perception du risque, mais pas de la même façon pour toutes les sociétés. L’incertitude, la peur ou l’enthousiasme peuvent amplifier les réactions. Expliquer un mouvement après coup ne permet pas de prévoir précisément le prochain cours.

La liquidité change l’effet d’un ordre sur le prix

Quantité disponible et écart achat-vente :

On dit qu’une action est liquide lorsqu’il est relativement facile de l’acheter ou de la vendre sans déplacer fortement son prix. Dans un carnet fourni, de nombreuses actions peuvent être proposées à des prix proches. Dans un carnet peu fourni, les prix suivants peuvent être nettement plus éloignés. L’écart achat-vente et les quantités disponibles donnent des indications très utiles sur le niveau d'activité d'une action ou d'un marché, mais ils peuvent changer rapidement.

Pourquoi un ordre important peut déplacer davantage le cours :

Un petit ordre peut trouver une contrepartie au meilleur prix. Un ordre plus grand peut absorber toutes les actions proposées à ce prix puis atteindre les niveaux suivants, comme dans notre schéma. Sur un titre peu liquide, ce déplacement peut être marqué. Cela explique pourquoi il est trompeur de dire qu’une transaction individuelle influence toujours très peu le cours : tout dépend de la taille de l’ordre et des quantités disponibles en face.

Retenons l’essentiel : le cours reflète les transactions réalisées aux prix que les investisseurs acceptent. Les nouvelles modifient leurs attentes, tandis que la liquidité amplifie ou atténue l’effet des ordres.


Pour poursuivre ce parcours, continuez avec le module « Pourquoi une action monte ou baisse ? ».

Les contenus proposés sont à but éducatif uniquement et ne constituent pas des conseils en investissement.